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Un portrait de toutes les vertébrés de Suisse, de hier à aujourd'hui.
19.10.2020

Découvrez la diversité des vertébrés de Suisse, ceux de hier et d'aujourd'hui! Marcel Barelli, réalisateur de films d’animation, présente le portrait animalier des 413 espèces de vertébrés suisses dans son Bestiaire helvétique, incluant les espèces menacées et disparues. L'auteur anime ces portraits d’un trait dynamique et plein de vie, tantôt drôle, tantôt grave, et complète chacun de quelques lignes présentant une facette singulière de l’animal ou rappelant sa place dans notre patrimoine culturel et notre imaginaire collectif. Du milan royal au chacal doré, un panorama complet et sans précédent des vertébrés de Suisse, dont près la moitié est aujourd’hui menacée de disparition. Un autre regard sur la richesse naturelle et méconnue de notre pays, tout autant qu’une invitation à sa sauvegarde et à sa préservation. 

En outre, l’ouvrage fait partie de l’opération « 1 livre acheté = 1 livre offert » qui est valable jusqu’au 30 novembre 2020.

(c) Didier Jeannin / nosvoisinssauvages.ch
02.10.2020

Aujourd'hui, les hérissons vivent dans les zones de peuplement en plus grande densité que dans les zones rurales. Cependant, comme le projet StadtWildTiere l'a déclaré dans un communiqué de presse daté du 29 septembre 2020, les hérissons subissent une pression croissante, même ici. Une nouvelle étude de la ville de Zurich montre que la population de hérissons a diminué de 40% au cours des 25 dernières années et que la zone occupée par les hérissons a diminué de 18% durant ce même laps de temps. 

Un village en Angleterre propose une aide pour les hérissons, une autoroute à hérissons: partout, dans tous les murs et les barrières, il y a un passage à hérisson. Pour les escaliers et les rebords, des rampes ont été installées. A quand de telles actions chez nous?

Communiqué de presse de StadtWildTier (en allemand)

Publication originale: Taucher, A.L.; Gloor, S.; Dietrich, A.; Geiger, M.; Hegglin, D.; Bontadina, F. Decline in Distribution and Abundance: Urban Hedgehogs under Pressure. Animals 2020, 10, 1606.

30.09.2020

Une nouvelle étude réalisée dans l'ouest des États-Unis conclut que les castors irriguent d'énormes couloirs fluviaux et créent des refuges anti-feu en construisant des barrages, en formant des étangs et en creusant des canaux. Il est possible que les plantes et les animaux puissent même trouver une protection contre les incendies de forêt dans ces refuges.

Les barrages de castors sont de plus en plus reconnus comme stratégie simple et économique pour créer une résilience climatique à l'échelle du paysage. Ils ralentissent et stockent l'eau à laquelle la végétation riveraine peut accéder pendant les périodes sèches, protégeant ainsi efficacement les écosystèmes riverains des périodes de sécheresse.

Article dans le National Geographic

Article dans le Journal Ecological Applications

14.09.2020

Living Planet Report 2020 : les populations d'animaux sauvages ont diminué de deux tiers depuis 1970
Les populations de mammifères, d'oiseaux, de reptiles, d'amphibiens et de poissons étudiés continuent de décliner rapidement, comme l'écrit le WWF Suisse dans son communiqué de presse du 10 septembre 2020. La pression exercée sur les populations animales par les activités humaines a encore augmenté : La chasse illégale, la déforestation et l'agriculture nuisible à l'environnement en sont quelques-unes des causes. Le dernier Living Planet Report  du WWF met les faits choquants sur la table et définit des mesures urgentes pour inverser la tendance d'ici 2030.

Communiqué de presse du WWF Suisse sur le dernier Living Planet Report 2020

WWF (2020) Living Planet Report 2020 - Bending the curve of biodiversity loss. Almond, R.E.A., Grooten M. and Petersen, T. (Eds).
WWF, Gland, Switzerland. 159 pp. PDF synthèse

31.08.2020

Un court film sur les ours dans le nord de la Roumanie montre comment ces impressionnants animaux sauvages traversent les villages la nuit et comment les organisations locales s'engagent à trouver des moyens pour que les ours et la population puissent vivre ensemble.

Ce film fait partie d'une petite série qui fournissent des informations factuelles sur les ours pour la population afin de montrer que la coexistence est possible si les gens suivent certaines directives. 

Le projet relatif aux ours du groupe Milvus de la Bird and Nature Protection Association, dirigé par le biologiste Csaba Domokos, est soutenu par la Fondation suisse Bernd Thies depuis de nombreuses années et constitue un bon exemple de l'intérêt d'un soutien durable à long terme.

Lien vers le film

(c) LPO Mission hérisson
10.08.2020

Les observateurs de l'enquête hérisson installent un tunnel à empreintes dans un jardin ou dans un coin de nature de leur choix durant 5 nuits de suite et à identifient chaque matin les empreintes laissées par les visiteurs du tunnel. Puis reproduisent ce protocole plusieurs fois dans l’année et cela durant plusieurs années. Il s'agit d'une vériatable enquête scientifique menée par la LPO, en partenariat avec Mosaic (le centre de compétences du MNHN).

A ce jour, ce sont près de 300 observateurs et plus de 1200 empreintes qui ont pu être réunis par l'enquête. Découvrez une sélection d'empreintes (possibilité de trier par espèce) ainsi que le guide des empreintes. 

Un renard des villes © Marco Peter / wildenachbarn.ch
20.07.2020

Il est maintenant bien connu que les renards sont très répandus dans de nombreuses villes et qu'ils ont parfois une densité de population plus élevée que leurs homologues des zones rurales.

Une étude récemment publiée en Angleterre rapporte, cependant, des choses étonnantes sur les renards urbains de Londres. Les chercheurs ont étudié comment la vie en ville a affecté l'anatomie des renards. En fait, les renards des villes ont des museaux plus courts et des cerveaux plus petits que leurs voisins des campagnes londoniennes.
Ces caractéristiques sont similaires à celles des animaux domestiques. "On dirait presque que les renards des villes ont pris le chemin de l'auto-domestication", dit Madeleine Geiger du projet StadtWildTiere. En ville, les renards cherchent souvent de la nourriture à proximité des humains. Le museau raccourci pourrait présenter des avantages pour l'obtention de nourriture. La mâchoire plus courte augmente la force de la morsure ce qui pourrait être utile pour récupérer les restes de nourriture dans les emballages ou les sacs en plastique.  

Vous pouvez trouver la publication ici

Emission Einstein sur la faune urbaine Wie Tiere zu Städter werden (en allemand)
 

Preuve photo de la présence de la genette d'Europe dans une forêt près de la ville de Genève (© J. Pesaresi)
15.06.2020

La genette d'Europe (Genetta genetta) a été repérée pour la première fois en Suisse. L'animal, qui a vraisemblablement immigré seul en Suisse, a été immortalisé par un piège photographique près de Genève. 
L'aire de distribution originale de cette espèce de genette est le continent africain, toutefois on la trouve aussi dans la péninsule ibérique et aux Baléares, où elle a probablement été introduite il y a plus de 3000 ans. Pendant longtemps, la genette est restée dans ces régions, mais au cours des dernières décennies, elle s'est répandue plus loin dans le sud de la France. Il semble maintenant que la genette européenne migre plus au nord et pourrait bientôt être plus souvent observée en Suisse.  

Vous pouvez regarder les vidéos du piège photographique ici

Source : Pesaresi J. et Ruedi M. 2020 First Record of a presumed wild common genet (Genetta genetta) in Switzerland. Revue Suisse de Zoologie 127(1) : 101-104.

© pixabay.com
25.05.2020

La pandémie actuelle de COVID-19 se propage depuis le début de l’année 2020 à travers le monde. Elle trouve son origine en Chine, dans la ville de Wuhan, où cette nouvelle pneumonie virale infectieuse s’est déclarée en décembre 2019. Les hôtes de cette souche de ce Coronavirus ont été identifiés comme étant des chauves-souris. Un Rhinolophe asiatique répandu dans la province du Yunnan (Rhinolophus affinis) a été identifié comme porteur d’un coronavirus partageant une forte identité de séquence génétique avec le COVID-19 (96 %). Un hôte intermédiaire est toutefois nécessaire pour le passage de ce virus sur l’homme, le principal suspect est le Pangolin de Malaisie (Manis javanica). L’apparition de la pandémie semble donc due à la mise en contact de chauves-souris et de pangolins sur des marchés où ces animaux sont vendus pour être consommés. Ce genre de situation augmente le risque de transmission de virus d’un hôte animal à un autre. 

C’est à l’issue d’un trafic dû à des activités humaines délictueuses que ce coronavirus a probablement infecté l’homme. Ces pratiques nous confirment une fois de plus qu’aujourd’hui, nous ne vivons pas uniquement une crise sanitaire mais également une crise environnementale dont les chauves-souris sont aussi victimes. Avec l’explosion démographique et la généralisation d’une agriculture prédatrice des ressources naturelles, l’homme se rapproche d’espèces qui le fuyaient, tout en détruisant leurs habitats. Menacées, les chauves-souris sont aujourd’hui protégées dans toute l’Europe. 

Chez nous, toutes les espèces de chauves-souris sont insectivores, dévorant d’énormes quantités de moustiques, mouches, carabes, etc. Elles rendent ainsi des services importants à l’agriculture et à la sylviculture notamment. Ces mammifères sont capables de manger entre 500 et 1000 insectes en une heure ! Une colonie de chauves-souris à proximité d’un verger peut réduire de 50% l’utilisation de pesticides. Comme le précise le communiqué du Centre de Coordination Ouest pour l’étude et la protection des chauves-souris (CCO), la valeur des services écosystémiques des chauves-souris est estimée en Suisse à plus de 100 millions de francs par an. 

Il est primordial de rappeler que le coronavirus se propage uniquement par transmission d’humain à humain. Une transmission directe des chauves-souris à l’homme est hautement improbable dans nos régions, selon le Professeur Cornel Fraefel, de la faculté Vetsuisse de l’Université de Zürich. D’autant plus qu’en Europe, il n’y a quasiment aucun contact direct avec les chauves-souris.Avoir des chauves-souris chez soi représente une chance et non pas un danger. La cohabitation entre hommes et chauves-souris sous un même toit peut se faire sans soucis. Profitons donc d’observer le vol de ces mammifères fascinants lors de leurs chasses aux insectes !

En cas de questions concernant les chauves-souris vous pouvez contacter votre antenne régionale du CCO.

Important : toute personne amenée à manipuler une chauve-souris, par exemple trouvée par terre, doit se munir de gants ou la saisir avec un linge. Avec la peur, un animal se sent menacé, peut crier et mordre. Les précautions de base doivent donc être prises.

Plus d’informations sur les chauves-souris ou sur l’origine des pandémies:
- https://www.lemonde.fr/planete/video/2020/04/19/pourquoi-nos-modes-de-vi...
- https://www.bats.org.uk/news/2020/04/facts-about-bats-covid-19
- Un magnifique film Une vie du Grand rhinolophe, réalisé en France

© Christine Moor / stadtwildtiere.ch
01.05.2020

Le grand corbeau est le "grand" cousin de la corneille, qui est bien plus fréquente et que tous les enfants ont déjà pu observer. Malgré leur cri peu harmonieux, ces deux oiseaux appartiennent aux oiseaux chanteurs, dont le plus grand représentant est justement le corbeau. Les majestueux oiseaux noirs au bec puissant se reproduisent chaque année au Palais fédéral depuis les années 1980. Après la grande rénovation du Palais fédéral, le nid de corbeau n'a pas été occupé pendant plusieurs années, mais depuis cette année les oiseaux sont de retour, comme le montrent de façon impressionnante les photos publiées sur stadtwildtiere.ch, le volet urbain de Nos voisins sauvages.

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